4 mains + 2 claviers = 1 billet pour la jeunesse en difficulté (featuring @Vogelsong)

Mardi dernier, vous vous en souvenez, Apprentis d'Auteuil dévoilait son Plaidoyer pour la jeunesse en difficulté, un ouvrage de 80 pages dans lequel "nous" (c'est le "nous" corporate : je n'ai pas écrit une ligne de l'ouvrage) mettons en avant notre regard et notre expérience dans trois domaines liés à la jeunesse en difficulté : le décrochage scolaire, le rôle éducatif des parents et l'insertion socio-professionnelle.

A cette occasion, une soirée avait été organisée au 40 en présence d'une douzaine de blogueurs Education / Société / Politique dont vous pouvez voir une photo de famille (partielle) ici. Si l'objectif de cette rencontre était surtout de faire connaissance, "on" (là, par contre, c'est le "on" inclusif) est ravi que certains d'entre eux aient rapidement relayé notre action, avant la rencontre pour Pierre-Edoudard Garnier, juste après pour Koztoujours ou Papaseb.

Le schéma inédit, c'est @Vogelsong qui l'a inventé en me demandant de "jeter un oeil" à un billet qu'il avait préparé puis en me proposant de le co-signer. Un genre de co-branding pour la bonne cause entre l'auteur d'un blog dans le top 20 des blogs politiques en France et un chargé de communication d'Apprentis d'Auteuil dont l'un des aspects du boulot consiste précisément à faire la promotion de son employeur. Pas forcément naturel pour un blogueur d'ouvrir les colonnes de son blog à un tiers. Pas complètement simple pour un chargé de communication d'expliquer à un blogueur que "ce paragraphe, tu comprends, je ne sais pas si on peut vraiment dire les choses comme ça."

En tout cas une bonne expérience et une belle marque de confiance. Le billet, je vous laisse le découvrir sur LeLab d'Europe 1 et sur son blog.

Merci @Vogelsong et à tous ceux, blogueurs, twitter-ers, Facebookiens qui publiez, sharez, retweetez et partagez les différents billets et contenus mis en ligne depuis la semaine dernière et qui donnent à voir une autre image de la jeunesse en difficulté : une image de réussite.

25e Téléthon à la maison Saint-Charles du Vésinet, un établissement d'Apprentis d'Auteuil dans les Yvelines.

Petit temps de respiration dans cette belle semaine : j'étais cet après-midi à la maison Saint-Charles, au Vésinet, qui organisait un événement à l'occasion du 25e Téléthon. Les familles et les enfants se retrouvaient pour participer à différents parcours de course à pied sur le site ou papillonner de stand en stand (barbe à papa, brochettes de bonbons, café des parents, maquillage).

L'événement avait aussi comme objectif de permettre aux jeunes d'appréhender la notion de différence (une présentation de ce qu'est le Téléthon a eu lieu en ouverture de l'après-midi et des jeunes et des parents d'une classe d'un IME voisin avaient été invités) mais aussi le sens du don : toutes les activités étaient en effet payantes, à un prix très très modique (entre 0,2 et 1 euro l'activité), mais payantes quand même, de façon à constituer une caisse pour le Téléthon.

Surprise de taille : le soleil a fait son apparition en fin de matinée. De quoi donner à la manifestation un air de kermesse en décembre.

Jeunesse : notre contribution au débat.

Il y a bientôt 3 ans, je quittais Publicis pour rejoindre la direction de la communication de la Fondation d'Auteuil. Le premier sujet de la première réunion à laquelle j'ai assisté lors de mon premier jour, c'était "Notoriété". La direction générale avait pris la décision de lancer une réflexion sur l'image de l'institution et - je rentre pas dans les détails - on se remontait les manches.

Du sang, de la sueur et des larmes ont coulé sous les ponts depuis cette réunion. J'ai eu l'immense chance de pouvoir participer à certaines phases du projet, parfois de très près, parfois d'un peu plus loin mais dans l'ensemble, la petite musique était bien dans l'air. Après un an de travail, au cours de l'été 2010, la Fondation d'Auteuil devenait Apprentis d'Auteuil et maintenant qu'on savait comment on s'appelait, on allait pouvoir commencer à parler. "D'où tu me parles ?" comme ils disent, les jeunes. On avait la réponse maintenant.

Nouvelle phase de travail et nouvelle étape qui a été franchie aujourd'hui avec la publication d'un Plaidoyer pour la jeunesse en difficulté, un ouvrage de 80 pages dans lequel, dans trois domaines bien spécifiques (le décrochage scolaire, le rôle éducatif des parents, l'insertion socio-professionnelle), Apprentis d'Auteuil dresse un état des lieux, présente son expérience dans le domaine et propose - très modestement - sa contribution au débat.

Parce qu'il doit y avoir un débat. C'est ça qui nous intéresse. Que le sujet émerge et qu'on regarde les choses bien en face. Nous, on est prêts maintenant. On viendra vous dire comment ça se passe pour les jeunes qu'on a chez nous. Quelles sont leurs difficultés et celles de leur famille. Et quelles pourraient être les solutions, parfois toutes simples, parfois moins, pour leur permettre de remettre le pied à l'étrier.

Pour y parvenir, on a essayé de faire les choses bien : conférence de presse le matin, plateau télé à midi et le soir, le DGA qui présentait la démarche à des blogueurs rassemblés pour l'occasion à la brasserie d'application du lycée Sainte-Thérèse, au 40, rue Jean de La Fontaine. La veille, partout en France, des centaines d'exemplaires ont été envoyé à des députés, des sénateurs, des présidents de conseil général, des candidats déclarés ou pas complètement et puis tous les soutiens, les amis, les gens qui comptent et ceux sur qui on aimerait pouvoir compter.

Le Plaidoyer, vous pouvez le lire via le site mais pour ceux qui préfèrent une version papier, c'est possible aussi : envoyez un email à cette adresse :
plaidoyer.jeunesse@apprentis-auteuil.org

Merci de votre aide.

Journées européennes du patrimoine 2011 chez Apprentis d'Auteuil : étape 1 à Saint-Philippe de Meudon.

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J'étais ce matin au Village éducatif Saint-Philippe de Meudon avec @Marguerito. Le site est ouvert aujourd'hui et demain jusqu'à 18 heures et des collaborateurs d'Apprentis d'Auteuil proposent des visites guidées du site à 14h30 et 16h00, demain à 11h00, 14h30 et 16h00.

En plus des jardins, vous pourrez "monter au château", admirer le point de vue sur l'Ouest de Paris et visiter une exposition sur la duchesse de Galliera, immense philanthrope née à Gênes et à l'initiative de la construction de ce qui est aujourd'hui le Village Educatif Saint-Philippe.

Autre événement qui a lieu ce soir sur le site : le concert de l'orchestre d'harmonie des Gardiens de la paix à 17h00 à la chapelle Saint-Philippe. L'entrée est libre.

La suite du programme pour moi : la maison Saint-Charles au Vésinet (.pdf).

Mon doudou.

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Si vous suivez un peu ce qui se passe ici, vous vous souvenez sans doute du dernier épisode immobilier aka "La banquette rouge", trouvée dans une brocante de la Croix de Chavaux, achetée puis installée dans le bureau que je partageais au 2e étage du siège d'Apprentis d'Auteuil.

Avec le changement de poste vers le Village Educatif Saint-Philippe (qui est quand même très beau quand il fait beau) s'est posée la sempiternelle question de ce qu'on prend et de ce qu'on ne prend pas. Les archives qu'on emmène avec soi, celles qu'on laisse et celles qu'on jette. Et puis tous ces objets qui font que le bureau est un peu "son" bureau : les dessins de @Marguerito, les trucs amassés au fil des mois.

Les meubles, c'est pas tout à fait pareil. On ne part pas avec son bureau ni avec son armoire. Même la banquette rouge, je l'ai laissée pour en faire profiter celles et ceux qui me succéderont au 40. En revanche, c'est avec un fort pincement au coeur que j'ai laissé ma la chaise qui m'a supporté pendant plus de deux ans. Cette chaise, elle est vraiment vieille. Elle grince. Elle n'est pas de couleur corporate ou acidulée. Elle n'est pas particulièrement confortable mais tous les deux, on travaille vraiment bien ensemble.

Alors quand hier, Marianne B*** est arrivée au bureau avec cette chaise dans le coffre de la voiture, j'ai vraiment poussé un cri de joie. Merci à tous mes petits camarades du 40 de m'avoir permis de récupérer mon doudou.

 

Rue Apprentis d'Auteuil.

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Petit moment ce matin avec @Marguerito, avant de reprendre le travail. On traîne vers Reuilly-Diderot, direction la Promenade plantée aménagée sur l'ancienne voie de chemin de fer qui reliait Bastille à Saint-Maur. Pas de chance, le site est interdit aux rollers et c'est justement ça qu'on était venus faire.

Donc changement de programme et on reste en bas. Je devais avoir la tête déjà au bureau puisqu'en passant près du magasin Go Sport, je découvre cette rue au nom inattendu : voie AA/12... AA, comme... Apprentis d'Auteuil évidemment. C'est un passage pas très engageant... que le gérant du magasin Go Sport jugeait bon de faire nettoyer avant la rentrée de septembre.

Il existe déjà, à Paris, une (courte et étroite) avenue de l'abbé Roussel qui débouche pratiquement sur l'entrée du siège social au 40, rue Jean de La Fontaine et, en parallèle, une rue du Père Brottier (qui possède aussi sa rue à Sannois, dans le Val-d'Oise, à Tournan-en-Brie, en Seine-et-Marne et à Meudon, dans les Hauts-de-Seine, trois villes dans lesquelles Apprentis d'Auteuil est implanté depuis longtemps).

En rédigeant ce billet, je découvre des rues du Père Brottier à Angoulins (Charente-Maritimes), à Blois (Loir-et-Cher), à Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), à Nîmes (Gard) mais là, mes connaissances ne me permettent pas de dire sans recherche si Apprentis d'Auteuil avait des établissements dans ces agglomérations par le passé. Je vais chercher (et si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas).

Toujours est-il qu'il n'existe pas de rue "Apprentis d'Auteuil". Décidons que ce soit celle-là.

Un exceptionnel reportage sur Apprentis d'Auteuil dans Le Figaro Magazine

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Deux journalistes du Figaro ont passé deux mois à sillonner l'Ile-de-France et le Centre pour aller à la rencontre des équipes et des jeunes de certains établissements Apprentis d'Auteuil :
- Jean XXIII à Orly (94)
- Notre-Dame au château des Vaux (28)
- Saint-Jean à Sannois (95)
- Saint-Philippe à Meudon (92)

Le résultat de ces rencontres est un superbe reportage publié dans Le Figaro Magazine daté du 17 décembre 2010. Les photos sont belles et fidèles à ce que nous vivons au quotidien. L'article touche juste. N'hésitez pas à parler autour de vous de cet article et à montrer ce que nous faisons pour les jeunes et leurs familles.

Vous pouvez acheter ce numéro du Figaro Magazine sur LeKiosque.fr 

Un petit grand prince

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Derrière ce paquet de bonbons, il y a une histoire que je voudrais raconter. Celle d'un jeune avec qui j'ai bavardé pendant un moment en rentrant de Marseille, hier. Ca faisait bien deux heures qu'il était assis à côté de moi, ce petit gars. Il a dormi un peu. Lisait de temps en temps. A son réveil, il me propose des bonbons, insiste, avait visiblement envie de parler. Finalement, il se lance et me demande si je suis prof. J'étais justement en train de bouquiner les documents récupérés à Elisabeth Reinaud, un immeuble à vocation sociale ouvert à Marseille par la Fondation d'Auteuil au début du mois de février et sur le site de Vitagliano. A chaque paragraphe, vous pouvez trouver le mot "jeune", "enseignant", "éducateur", "parent" ou "établissement". C'était plutôt bien vu de sa part.

J'explique ce que fait la Fondation d'Auteuil, les enfants (un peu, beaucoup) en difficulté. Les différentes formations proposées dans les établissements. Les grandes lignes. Lui me pose des questions, me relance, cherche à éclaircir mes approximations. "C'est quoi exactement un enfant en difficulté ? Quelles difficultés ?" Au bout d'un moment, il me demande mon nom et me donne le sien. On se serre la main et voilà qu'à son tour, il parle un peu. Et voilà des mots auxquels je ne m'attendais pas, avec sa tête de gamin et son paquet de bonbons : "bêtises", "grosses conneries", "prison". Il a fait face depuis. A repris le dessus. A un boulot. Un logement. Lit beaucoup. Est très fier de s'en être sorti "tout seul, sans aller voir les éducateurs". Moi, je ne dis plus rien du tout.

En partant, il me dit au revoir avec un : "dommage, on aurait du se rencontrer quand j'étais petit, ça aurait été mieux" et, grand prince, il me laisse son paquet de bonbons. Je ne sais pas si on m'a déjà fait un cadeau si précieux.

Pot de départ 2.0

Cette porte, si vous la connaissez, c'est que vous avez dans votre poche, dans votre portefeuille, dans votre veste ou dans votre sac à main, un badge vous donnant accès au siège social du Groupe Publicis, le 4e groupe mondial de communication. C'est par là qu'on entre le matin avant 8 heures quand l'entrée principale est fermée. C'est aussi par là qu'on sort après 20 heures. C'est pas très beau alors si vous avez l'occasion de venir, pensez à prendre votre voiture, l'entrée du parking est nettement plus spectaculaire.

J'avais un de ces badges moi aussi, mais samedi, vers 13 heures, je l'ai donné à l'agent de sécurité qui se trouve derrière la porte. Badge rendu. Portable rendu. Affaires classées (pas toutes... pour les dossiers qui ont glissé dans un coin, vous savez comment me joindre). J'ai quitté l'agence vendredi comme je le souhaitais, discrètement, sans flon-flon ni trompettes ni cacahuètes. Pardon à ceux qui ont été surpris (peinés ?) de ce départ rapide : il n'était pas possible de réunir dans la même pièce et dans le temps imparti tous ceux à qui j'aurai souhaité dire au revoir. J'espère qu'au cours des années que je viens de passer avec vous, on a eu le temps de se dire ce qu'on avait à se dire (sinon... vous savez comment me joindre aussi). D'où ce pot (post) de départ 2.0 : asynchronisé et ouvert à vos commentaires :-)

Je viens de passer (presque) 7 ans chez Publicis Consultants au sein de l'un des deux réseaux de communication corporate du Groupe Publicis. D'abord comme concepteur rédacteur, intervenant essentiellement sur des problématiques liées à la communication financière (rapports annuels, lettres aux actionnaires) puis sur des projets de communication interne. En septembre 2005, j'ai été chargé de l'animation des outils de communication interne de l'agence, d'abord sur le périmètre France puis, depuis septembre 2007, sur le périmètre international.

C'est dans ce cadre que j'ai travaillé, avec François Nonnenmacher à la mise en place et à l'animation d'un intranet collaboratif - un wiki - basé sur Confluence. Ce projet, exaltant et vraiment innovant dans une entreprise comme Publicis Consultants, a été rendu possible grâce à la détermination de quelques collègues et managers (Leslie, Stan et surtout Pascal) bien décidés à changer la façon de travailler, de partager et de mettre en valeur l'information au sein d'un réseau international. C'est d'abord grâce à eux, mais aussi à tous ceux des collaborateurs qui ont joué le jeu et modifié leurs habitudes, (je crois pouvoir prétendre qu'ils ne le regrettent pas) que j'ai passé des années extraordinaires à vivre des expériences fortes et passionnantes comme, tout récemment : l'organisation du premier Atlassian User Group à Paris en juin 2008 ou la présentation de notre projet d'intranet collaboratif devant des ingénieurs de la R&D de Thalès. Je me permets de mettre la lumière deux autres rencontres aussi différentes qu'importantes à mes yeux : celle avec Matth ieu Gorissen, fondateur de l'agence de design belge Oil in Water (je n'ai jamais été déçu par un Belge) et, bien sûr, ces deux verres de vin partagés avec Stan et Jon Husband dont la conclusion a été inattendue. Que des projets qui n'étaient pas - au début - clairement en rapport avec mon rôle de "Information Manager" chez Publicis Consultants.

Car Publicis Consultants a ceci de formidable : l'agence laisse des marges de manoeuvre à ses collaborateurs. De grandes marges de manoeuvre. Peu importe votre niveau de responsabilité ou l'équipe à laquelle vous êtes rattaché, si votre idée est bonne, si votre projet tient la route, il sera pris en considération par le management. Vous rencontrerez des gens qui vous donneront votre chance. Peut-être pas tout de suite. Peut-être pas la première fois. Mais ça arrivera. Et c'est cet état d'esprit qui fait de Publicis Consultants une belle école où on apprend, sans doute mieux qu'ailleurs, vite et beaucoup auprès de grands professionnels (et de grands clients). Alors bien sûr, cette liberté ne convient pas à tout le monde, pas tout le temps et elle implique évidemment des "mauvais côtés", périmètres mal définis, responsabilités qui se chevauchent parfois, cafouillages, prises de tête. La vie n'est pas forcément rose tous les jours et cette période de crise générale se prête bien à l'expression de mauvaise humeur. Mais je ne connais pas - et je n'ai jamais entendu parler - d'entreprises où la vie est rose tous les jours.

Il faut tout de même relativiser. Nous sommes beaucoup, dans cette agence, à être privilégiés. A être issus de familles attentives, tolérantes et protectrices, à avoir bénéficié d'une éducation ouverte et dense, à avoir acquis un large champ de compétences, à avoir les ressources pour faire face, voire surmonter, les difficultés de la vie, à avoir un toit, une réfrigérateur généralement plein, parfois une voiture, souvent des vacances, à avoir rencontré un homme ou une femme avec qui partager sa vie, élever des enfants. Alors bien sûr, on peut se plaindre de la "vie pas rose tous les jours". Mais pas trop fort quand même et de préférence avec la manière.

Parce que d'autres sont dans une situation bien différente. D'autres qui ont eu des accidents sur la route de la vie, à qui il ne manque presque tout - mais parfois presque rien - pour (re)partir du bon pied. D'autres qui méritent l'attention de ceux qui sont privilégiés. Ils sont nombreux, plus nombreux que nous. Cela fait plusieurs années que je cherche la bonne solution et les bons interlocuteurs pour concilier vie professionnelle, engagement personnel et réflexions spirituelles afin de vivre mon expérience humaine dans sa globalité. Pour pouvoir me retourner un jour sur le chemin parcouru et penser que j'ai fait autre chose de cette vie que d'aider Nike à vendre des Nike. Memento Mori.

J'ai peut-être trouvé.

Je rejoins lundi les équipes du service communication de la Fondation d'Auteuil. Oeuvre d'Eglise, fondation reconnue d'utilité publique, la Fondation d'Auteuil accompagne des enfants et des jeunes en situation de grande détresse familiale, affective ou sociale. Présente dans une trentaine de départements en France à travers 170 établissements, elle emploie 4 000 salariés et accueille, éduque, forme et insère les enfants et les jeunes dont elle a la charge.

Au-delà de la formidable opportunité professionelle que représente cette évolution de carrière, je mesure l'immense responsabilité qui sera désormais la mienne : donner du sens à ma vie d'adulte en travaillant auprès de ceux qui redonnent une chance à des vies d'enfants. Avec mes qualités et mes défauts. Mon enthousiasme, ma personnalité, mes convictions, mes faiblesses et mes craintes aussi. Mon envie d'apprendre, de découvrir, de partager et d'aider. Mon envie de rebattre les cartes pour être concentré sur quelque chose de plus essentiel.

Merci à mon ancien employeur de m'avoir préparé à assumer ces responsabilités. Merci à mon nouvel employeur de me donner la chance de vivre une vie pleine. Toute mes compétences et mon énergie seront désormais au service de la mission et du projet éducatif et pastoral de la Fondation d'Auteuil.