Bilan demain.
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Après l'histoire, on s'est endormis tous les deux.
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C'est parce qu'elle ne répondait pas à la porte que le kiné est descendu voir la gardienne. Ils sont entrés ensemble : elle était partie pendant la nuit. On habite sur le même palier mais les horaires, les modes de vie, notre façon de fonctionner et la sienne faisait qu'on ne se croisait peu. Je pourrais reconnaître son visage mais je ne connais pas son nom.
Je savais qu'elle était malade. Je savais que ses enfants étaient loin. J'avais remarqué qu'elle ne sortait plus beaucoup. Depuis quelques jours, avant de me coucher à mon tour dans la maison endormie, j'entendais son téléviseur de l'autre côté de la cloison. J'aurais pu taper à la porte. Au moins une fois. En voisin. Juste pour bavarder quelques instants, pour rompre un peu sa solitude. Je ne l'ai pas fait. Toujours quelque chose de plus important. Ou de plus urgent.
Maintenant, de l'autre côté de la cloison, j'entends le téléphone sonner. Personne pour répondre.
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Et pendant qu'on est devant le poste à regarder Jean-Luc Petitrenaud présenter le lycée horticole et paysager de la Fondation d'Auteuil à Saint-Philippe de Meudon, à téléphoner à la famille pour leur dire "Allumez vite la télé sur France 5 !", il y en a une qui profite de notre agitation pour abandonner ses grandes feuilles de papier et changer de support.
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16h15. Elle me demande par SMS si je peux aller chercher la petite à l'école
20h12. Elle rentre, dit qu'elle est crevée, se sert un verre de blanc
20h14. Elle trouve que mon dîner n'a pas une bonne tête
20h15. Elle décide de se faire des pâtes, ça sera toujours mieux
20h19. Le téléphone sonne. C'est sa cousine.
20h21. Elle embrasse la petite
20h22. Elle m'embrasse moi
20h33. Elle part au cinéma, ou peut-être chez IKEA, le programme n'est
pas définitif.
20h34. J'arrête l'eau des pâtes
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