MMartin Live Journal

#n00b dans le secteur caritatif 
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Manquement

C'est parce qu'elle ne répondait pas à la porte que le kiné est descendu voir la gardienne. Ils sont entrés ensemble : elle était partie pendant la nuit. On habite sur le même palier mais les horaires, les modes de vie, notre façon de fonctionner et la sienne faisait qu'on ne se croisait peu. Je pourrais reconnaître son visage mais je ne connais pas son nom.

Je savais qu'elle était malade. Je savais que ses enfants étaient loin. J'avais remarqué qu'elle ne sortait plus beaucoup. Depuis quelques jours, avant de me coucher à mon tour dans la maison endormie, j'entendais son téléviseur de l'autre côté de la cloison. J'aurais pu taper à la porte. Au moins une fois. En voisin. Juste pour bavarder quelques instants, pour rompre un peu sa solitude. Je ne l'ai pas fait. Toujours quelque chose de plus important. Ou de plus urgent.

Maintenant, de l'autre côté de la cloison, j'entends le téléphone sonner. Personne pour répondre.

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Body art

Et pendant qu'on est devant le poste à regarder Jean-Luc Petitrenaud présenter le lycée horticole et paysager de la Fondation d'Auteuil à Saint-Philippe de Meudon, à téléphoner à la famille pour leur dire "Allumez vite la télé sur France 5 !", il y en a une qui profite de notre agitation pour abandonner ses grandes feuilles de papier et changer de support.

Si, plus tard, elle décide de devenir tatoueuse, personne ne devra s'en étonner. Depuis toujours, ça l'intéresse.

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Un couple moderne

     

16h15. Elle me demande par SMS si je peux aller chercher la petite à l'école
20h12. Elle rentre, dit qu'elle est crevée, se sert un verre de blanc
20h14. Elle trouve que mon dîner n'a pas une bonne tête
20h15. Elle décide de se faire des pâtes, ça sera toujours mieux
20h19. Le téléphone sonne. C'est sa cousine.
20h21. Elle embrasse la petite
20h22. Elle m'embrasse moi
20h33. Elle part au cinéma, ou peut-être chez IKEA, le programme n'est
pas définitif.
20h34. J'arrête l'eau des pâtes

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Premier arc-en-ciel de l'année

Marre des mauvaises nouvelles. On veut du bon, du bien, du doux. On veut de l'arc-en-ciel pour illuminer la nuit, crever les nuages, aveugler les orages.

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Respiration

Comme si j'étais caché, glissé entre deux rivages. Entre un rendez- vous annulé et un autre qui n'a pas encore eu lieu. Pas de Twitter / tweet ni de Brighkite / check-in.
 
Assis sur un banc à regarder passer les gens, écouter le vent et goûter aux soleils du printemps.

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Big Blue

Waiting on the parking. Cold weather. I'm not use to drive anymore. Strange for me. I used to drive 120 km a day in the past.

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Live from the bed



Friday night near Paris (France). My little girl is diving into the night. I read stories about rabbits and foxes that can be friends despite Nature's laws. I read stories with 7 dwarves and a poisoned apple. Then I switched the light off, I kissed her head and she felt asleep holding my hand.

Then I took this picture and wrote my story. From her little bed, listening to her light breath.

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Jeux permis

Les Barbies, j'y arrive pendant une dizaine de minutes. On enlève la robe. On met le mini-short. On enlève le mini-short. On met le pantalon brillant pour aller danser avec le Prince. Ensuite, c'est bon, ça me gonfle. Les Polly Pockets, les puzzles, la pâte à modeler, les gomettes... bof.

Moi, ce qui me plaît, ce sont les Playmobil(r). Ca, je peux - encore aujourd'hui - y passer des heures. Trois heures hier, montre en main. Une heure aujourd'hui, avec une histoire de spectacle de chevaux.

Les personnages avec lesquels nous jouons, ce sont, dans leur immense majorité, ceux avec lesquels je jouais quand j'avais son âge. Ils ont traversé les décennies, les déménagements et les aléas de la vie sans trembler. Les couleurs, les accessoires, les voitures et les serrures de porte fonctionnent parfaitement.

Pas besoin de racheter toute la gamme pour continuer de s'amuser et d'imaginer des histoires. Juste une pièce par ci ou par là. Presque rien. Le meilleur investissement possible. Et, de ma part, une fidélité indéfectible à la marque. Quand on vous dit que, dans une société de pénurie, le modèle du "low cost" n'a plus sa place, il faut le croire...

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