Un come back

En 2007, quelques jours après les altercations à la Gare de Nord et à moins d'un mois du premier tour de l'élection présidentielle, de curieux graffitis avaient fait leur apparition sur les murs de Montreuil, des graffitis très politisés, très loin "grafs" graphiques qu'on trouve habituellement dans les rues. Je m'en étais amusé dans un billet un peu (merle) moqueur.

Quelques semaines plus tard, entre les deux tours, d'autres graffitis - de moindre facture - avaient fleuri près des bureaux de vote. Là encore, je relayais l'information. J'ai depuis pris l'habitude de photographier chaque graffiti que je croise (pour peu qu'il signifie quelque chose de joyeux ou de grave). Bref, je suis attentif aux graffitis.

Cet après-midi, en allant chercher mon vélo abandonné depuis lundi place de la République après la désagréable crevaison de l'autre jour, j'ai eu l'heureuse surprise de croiser, boulevard Voltaire, un graffiti dans la même veine que ceux de l'artiste que je nommais "L'anarchiste". La multiplication des manifestations dans le triangle République / Bastille / Nation font craindre aux commerçants des débordements : Daniel Delattre, correspondant à Paris de la Libre Belgique a récemment remarqué que ceux-ci avaient tendance à fermer leur magasin les jours de manifestations... pour notre plus grand bonheur.

C'est en effet sur un rideau de fer qu'on retrouve avec plaisir la belle graphie d'écolier de notre "anarchiste" ("il écrit avec des boucles" comme dirait @Marguerito). Le message est impeccablement installé dans l'espace, ni trop haut, ni trop bas, ni écrit à la va-vite (quoiqu'on peut s'interroger sur le 3e "S" de "assassin").

Mais notre artiste a progressé depuis 2007 : le choix du support est particulièrement judicieux pour accentuer le caractère dramatique du message. Le reflet métallique du rideau de fer de la boutique est vraiment du plus bel effet ainsi que - comble de la coquetterie - la couleur choisie pour l'écriture du message. Rouge : rouge comme la révolution, rouge comme le sang de la révolte, rouge, peut-être, comme le sang du jeune homme blessé par un tir de flash-ball à Montreuil, blessé par un représentant de cet "état policier" que notre artiste veut dénoncer.

A bit late, a bit empty

.flickr-photo { border: solid 2px #000000; }.flickr-yourcomment { }.flickr-frame { text-align: left; padding: 3px; }.flickr-caption { font-size: 0.8em; margin-top: 0px; } DSC00816, originally uploaded by Martin.Menu. Leaving the office a bit late for a Friday night, I found the Champs Elysees a bit empty for a Friday night. Only 2 lovers were sitting in the street, far from the noisy world

Un ciel de nuit

.flickr-photo { border: solid 2px #000000; }.flickr-yourcomment { }.flickr-frame { text-align: left; padding: 3px; }.flickr-caption { font-size: 0.8em; margin-top: 0px; } 070219_210919.jpeg, originally uploaded by Martin.Menu. Noël est passé depuis deux mois mais, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, on cherche à arrêter le temps.

Un homme à terre

En quittant l'agence, ce soir, je passe chez Dante pour un petit extra qui me faisait saliver depuis septembre. Je traverse la Seine pour rejoindre le métro à la Bastille. A quelques dizaines de mètres derrière l'Hôtel de Ville, près du quai, il y a un homme allongé sur le sol, en travers du trottoir. Ses bras sont disposés le long de son corps et il a les yeux fermés. Il est très sale. Porte une

Dimanche rétro

Aujourd'hui, c'est dimanche. On a bien préparé notre coup. On se lève tôt et on file à Paris pour déposer Marguerite chez Maman. Sur le périphérique du dimanche matin, c'est l'incompréhension : des embouteillages.C'est la FIAC qui a ouvert ses portes et accueille pour l'occasion une exposition d'antiquités modernes, des DS vivantes. Elles sont toutes alignées sur une file du périphérique