Cauchemar de femme.
Le Samu social de Paris a lancé une campagne pour sensibiliser ses interlocuteurs au risque de fermeture du dernier centre d'hébergement d'urgence pour femmes qu'il gère dans Paris... mais surtout au risque que fait courir cette fermeture aux femmes en situation de grande précarité.
Petite déception sur la fond parce que le site créé pour l'occasion ne donne pas tellement d'information sur les enjeux liés à cette fermeture et laisse un peu l'internaute sur sa faim. Ca peut être un parti pris de choisir l'émotion mais l'institution court alors elle-même un risque, celui de laisser l'internaute tout seul face à l'écran. Et que fait-il cet internaute esseulé ? Il va sur son moteur de recherche favori chercher des informations comme un grand, au risque de tomber sur un article de Libération annonçant la fermeture du seul centre d'hébergement d'urgence pour femmes à Paris. Mais l'article date de juin 2011. Est-ce que le centre Yves Garel a fermé puis réouvert puis est menacé de fermeture à nouveau ? Parle-t-on d'un autre centre pas évoqué dans le papier de Libération ? On s'y perd un peu en matière de fermeture et c'est dommage.
Par contre, quelle immense réussite en matière de forme, d'expérience utilisateur et d'engagement. Le film, réalisé par Publicis Conseil et Frédéric Schoendoerffer, fonctionnerait quasiment aussi bien sans dialogues, ce qui est à mon sens une marque de qualité. En dire plus, ce serait spoiler alors j'en dis pas plus et je vous laisse expérimenter.


