MMartin Live Journal

#n00b dans le secteur caritatif 

Laurent Fignon n'est pas mort

J'aurais pu ne pas apprendre la mort de Laurent Fignon aussi vite.

On déjeunait chez Antoine avec mon #paternel et voilà que son téléphone sonne genre texto. Il jette un oeil, hausse les sourcils et me dit tout de go "Fignon est mort". Et là, vraiment, il y a un truc qui me tombe dessus. Il y a quelques semaines, ce gars, Laurent Fignon, le mec à lunettes, on passait nos après-midi ensemble. On savait qu'il était malade parce qu'il nous l'avait dit l'été dernier. Mais il était là et commentait les exploits d'Andy Schleck et d'Alberto Contador, il expliquait les tactiques des équipes, les temps de repos que s'aménagent les coureurs, ce qu'on peut ressentir dans une descente, les questions d'alimentation.... Il était là avec nous, comme d'habitude, ni plus ni moins.

Laurent Fignon, en fait, il était déjà parti depuis longtemps. Il réservait ça à ses proches. Pour nous, ce n'était plus quelqu'un. C'était un morceau d'identité nationale. Comme un Noah ou un Johnny, un truc partagé entre tous et, en même temps, aussi intime que la couleur de la moquette de ma chambre d'enfant.

On savait qu'il était malade parce qu'il nous l'avait dit l'année dernière et j'apprends sa disparition aujourd'hui mais en fait non, il n'est pas mort. Il est là. Aussi présent que le souvenir de ces chaudes après-midi passées passées devant la télévision en compagnie d'amis d'amis des grands-parents (ils sont tous morts aujourd'hui) et qu'il fallait orienter l'antenne pour avoir une image nette de ce qui se passait sur les routes du Tour de France. Nous étions enfants. Nous étions jeunes et insouciants.

(photo : Steve Selwood)

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#facebook donne toute sa #places à la frustration

Depuis mercredi, Facebook a mis son application mobile à jour pour prendre en compte son nouveau service de géolocalisation : "Places". L'icône trône au milieu du dashboard, à la place reine.

Mais il y a un problème : le service n'est pas déployé en Europe et Facebook n'a pas communiqué de date de déploiement. L'icône ne sert donc à rien (comme tout bon compulsif qui se respecte, je clique quand même plusieurs fois par jour pour être bien sûr qu'il n'y a toujours rien).

Terriblement frustrant. C'est sans doute ce qui explique que, le jour de sa mise à disposition, Foursquare a enregistré un nombre d'inscriptions record.

De mon côté, je ne reviens pas sur ma décision d'abandonner Foursquare (pas de possibilité de publier une photo ou un commentaire), alors j'ai réinvesti #plyce.
http://www.plyce.com/

Je vous invite à essayer, c'est quand même un bon compromis entre un Foursquare pas assez communicant et un Brightkite hyper-communicant (commentaires, photos partagées et géolocalisées sur #flickr) mais dont l'application mobile chaque fois plus pataude finit par mal vieillir.

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Courage

Une petite pensée d'encouragement pour tous ceux qui, après une pause estivale, ont passé leur dimanche sous la pluie et le ciel gris, se réveillent sous la pluie et le ciel gris et se disent que la rentrée d'été n'est pas exactement comme ils l'avaient imaginé. Courage !

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Apprentis d'Auteuil vs L'apprenti sorcier

Quand on s'appelait "Fondation d'Auteuil", je remarquais tout ce qui commençait par "Fondation" : Fondation de France, Fondation Brigitte Bardot, Fondation Abbé Pierre, Fondation Nicolas Hulot, (Fondation Cartier pour l'art contemporain aussi). A d'autres moments, il y avait un terme qui me happait comme pour les Orphelins des Pompiers, lointaine réminiscence de l'ancienne identité des "Orphelins Apprentis d'Auteuil" abandonnée en 2002... A chaque fois, je pensais que l'article de presse, la campagne, l'alerte web parlait de la Fondation... d'Auteuil. Un genre de déformation professionnelle sans doute issue de mon passage chez PressIndex en 2001-2002 -- #jesuisvieux -- qui était déjà une des principales entreprises françaises en matière de veille online / offline.

Maintenant que la Fondation d'Auteuil change de nom pour devenir les "Apprentis d'Auteuil" (cf. la note qui explique les raisons de ce changement), le réflexe continue mais s'ouvre sur de nouveaux champs comme... le dernier film de Disney : L'apprenti sorcier dont l'une des affiches m'a arrêtée dans le métro : "Etre apprenti, c'est pas sorcier".

Le film a l'air terrible. Un genre de Karaté Kid -- #jesuisvieux -- avec des vrais morceaux de Harry Potter dedans. Je souhaite à L'apprenti sorcier autant de réussite qu'aux Apprentis d'Auteuil. Je vous jure qu'on n'a pas fait exprès.

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J'aime les cartes postales

Attention, pour ceux qui ne connaissent pas, l'envoi d'une carte postale est un exercice particulièrement délicat qui se décompose en cinq séquences : (1) se procurer un stylo qui fonctionne, (2) mettre vos pensées par écrit (en plus ou moins 140 caractères), (3) trouver l'adresse postale exacte de la personne à qui vous voulez faire parvenir votre petit mot (4) aller acheter des timbres dans un bureau de tabac (pas facile) ou un bureau de poste (encore plus difficile) (5) déposer votre carte dans une boîte aux lettres. C'est tout !

Pour ceux d'entre vous qui n'ont pas eu l'occasion de recevoir une authentique carte postale de Paris, je vous invite à me faire passer votre adresse postale et je me ferai un plaisir de vous en envoyer une. Vous revivrez ainsi le plaisir de la correspondance à l'ancienne.

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#NSFW #vimeo 1'20 rafraîchissantes

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Ménagerie (aka #retouralaterre)

Malgré le grillage, un crapaud est parvenu à entrer dans le poulailler. Il est renversé sur le dos, tout mort et tout gonflé. Je n'ai pas très envie d'aller le chercher.

Tous les matins, le chat nous dépose un petit cadeau, comme une offrance, sur le paillasson. Le premier jour, c'était un oiseau. Le lendemain, une souris. Et les autres jours aussi, des souris. Hier, la souris était vivante et le chat jonglait avec elle comme avec une balle. Et puis il lui a croqué une patte et une autre.

Deux autres chats rôdent dans les parages. Un noir et un blanc. Il arrive qu'ils se battent et ça fait beaucoup de bruit.

Les chevaux du champ voisin nous ramènent des dizaines de mouches que nous tuons consciencieusement toute la journée.

Le piège à guêpes que nous avons réalisé ne fonctionne pas. Pas une guêpe engluée dans le sirop de grenadine mais des centaines de fourmis contre lesquelles nous n'avions rien à reprocher. Marguerite, toujours très astucieuse, propose que nous rebaptisions notre piège en "piège à fourmis".

Notre lutte contre les moustiques s'est achevée par une victoire totale, fragile mais totale.

C'est le soir du 13 juillet, pour le feu d'artifice, que nous avons vu pour la première fois un ver luisant dans le jardin. Ca faisait une lumière verte sur la pelouse noire.

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Les maillots floqués de l'équipe Sky

Hier, 13e étape du Tour de France entre Rodez et Revel, je remarque pour la première fois que les maillots de l'équipe Sky sont floqués du nom du coureur (Juan Antonio Flecha sur cette très belle photo). Excellente idée pour rendre la course plus lisible. Parce que, pour le moment, il faut bien admettre que reconnaître les coureurs dans le peloton nécessite un apprentissage et que le téléspectateur est souvent pendu aux lèvres du commentateur quand une échappée se développe. Espérons que cette initiative fasse école dans les autres équipes... même si pour marquer le nom du coureur sur les côtés du maillot, l'équipe doit sacrifier un emplacement normalement dédié à un sponsor.

Enchantement de voir l'étape remportée par Alexander Vinokourov, à l'issue d'une magnifique sortie du peloton à quelques kilomètres de l'arrivée, dans la côte de Saint-Férréol. Vinokourov avait échoué la veille à quelques mètres du but et on peut imaginer que le coureur en avait gros sur le coeur de s'être fait doubler par Alberto Contador son leader. Celui-ci s'est d'ailleurs précipité pour le féliciter dès la ligne d'arrivée franchie. Première victoire pour le coureur du Kazakhstan sur le Tour de France 2010, première victoire d'étape pour l'équipe Astana sur le Tour de France et beau pied de nez à tous ceux qui l'avaient enterré.

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L'avantage psychologique à quel prix ?

Hier, 12e étape du Tour de France entre Bourg-de-Péage et Mende. Dans la dernière partie de l'étape, la très raide "montée Laurent Jalabert", Alberto Contador attaque Andy Schleck, lui prend 10 secondes et revient à 31 secondes seulement du luxembourgeois porteur du maillot jaune. Ce matin, la presse titre sur l'envol de Contador. C'est très exagéré.

Dix secondes, ce n'est pas beaucoup surtout si on se souvient que c'est exactement l'écart qu'avait pris Andy Schlek à Alberto Contador lors de l'étape entre Morzine et Avoriaz. Voilà pourquoi Andy Schleck parle ce matin d'une revanche de Contador, non pas pour minimiser ce qui s'est passé mais plutôt pour remettre ces 10 secondes en perspective.

Dix secondes, ce n'est pas beaucoup non plus si Contador voulait éblouir ses adversaires. Certes, il avait l'air très à son aise avec ses démarrages en deux temps comme à son habitude mais l'effet de surprise est perdu.

De plus, pour gratter ces 10 secondes, Contador a repris Alexander Vinokourov, un de ses co-équipiers qui était devant, parmi les coureurs rescapés de l'échappée du matin. Et là, l'effet est désastreux. Car si Vinokourov n'avait que peu de chances de remporter l'étape compte tenu du départ de Joachim Rodriguez (le vainqueur à Mende), ce n'est pas exactement la même chose de perdre une étape, devancé par quelqu'un de son équipe pour qui vous vous étiez donné sans compter la veille. A Bourg-lès-Valence, dans le lancement du sprint, Contador est littéralement emmené sur la ligne d'arrivée par un Vinokourov héroïque. Contador avait une belle occasion de le remercier dès le lendemain. C'est raté.

Pour gagner 10 secondes, Contador a donc perdu l'effet de surprise sur Schleck qui sait désormais à quoi s'en tenir sur la forme retrouvée de son adversaire. Il a également perdu une occasion de remercier l'un de ses précieux co-équipiers qui pourrait lui en tenir rigueur. Suivre les évolutions de la relation de Contador avec Vinokourov va être particulièrement intéressant dans les Pyrénées.

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Coups de boule sur la grande boucle

Hier, 11e étape du tour de France 2010 entre Sisteron et Bourg-lès-Valence. Dans le dernier kilomètre avant la ligne d'arrivée, Mark Renshaw (HTC) est en difficulté : il ne parvient pas à aménager une porte à son sprinter Mark Cavendish. Une porte, c'est à dire un espace libre entre deux coureurs dans lequel le sprinter pourra s'engouffrer et filer vers la ligne d'arrivée. La vitesse est démentielle : 70 km/h pour le dernier lanceur, souvent plus pour le sprinter. Pour vous rendre compte de ce à quoi ça ressemble que de rouler à 70 km/h, je vous invite à jeter un oeil au documentaire "La marge ultime", et notamment l'extrait qui présente l'entraînement des sprinters de l'équipe Gerolsteiner à Majorque.

Ce n'est pas inhabituel qu'un lanceur ne parvienne pas à ouvrir la route à son sprinteur. Il n'y a pas de la place pour tout le monde sur une ligne d'arrivée. En général, ça se joue à deux ou trois, pas plus, alors qu'il y a au moins un sprinteur par équipe engagée (22 équipes au Tour de France). Dans ce cas là, l'équipe ne gagne pas l'étape. On revoit le final en vidéo, on affine les enchaînements et on essaye de faire mieux la prochaine fois. Il arrive également que, ne pouvant laisser passer son sprinteur, le lanceur fasse le sprint... et le gagne.

Nouvelle technique proposée hier par l'Australien Mark Renshaw : ouvrir une porte à coups de tête contre son vis-à-vis, l'Américain Julian Dean, poisson-pilote de l'équipe Garmin pour son sprinteur Tyler Farrar. La technique est efficace puisque Cavendish se glisse entre les barrières et Renshaw et remporte le sprint devant Petacchi (porteur du maillot vert de meilleur sprinteur) et Farrar. La technique est détestable en ce qu'elle instaure un climat de terreur dans le peloton. La technique est onéreuse puisque Mark Renshaw est exclu du Tour de France pour cette manoeuvre dangereuse. La technique est intéressante en ce qu'elle illustre sans doute un nouvel état d'esprit du peloton, et peut-être dans le sport, et peut-être dans la société en général : il faut gagner à n'importe quel prix.

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