Laurent Fignon n'est pas mort
Laurent Fignon, en fait, il était déjà parti depuis longtemps. Il réservait ça à ses proches. Pour nous, ce n'était plus quelqu'un. C'était un morceau d'identité nationale. Comme un Noah ou un Johnny, un truc partagé entre tous et, en même temps, aussi intime que la couleur de la moquette de ma chambre d'enfant. On savait qu'il était malade parce qu'il nous l'avait dit l'année dernière et j'apprends sa disparition aujourd'hui mais en fait non, il n'est pas mort. Il est là. Aussi présent que le souvenir de ces chaudes après-midi passées passées devant la télévision en compagnie d'amis d'amis des grands-parents (ils sont tous morts aujourd'hui) et qu'il fallait orienter l'antenne pour avoir une image nette de ce qui se passait sur les routes du Tour de France. Nous étions enfants. Nous étions jeunes et insouciants.









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